Danemark


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Publié le 10 août 2012

Le royaume du Danemark est une monarchie constitutionnelle dotée d’une chambre parlementaire unique. La reine est formellement la plus haute autorité administrative, mais ses pouvoirs sont exercés de façon effective par le Premier ministre, à la tête du gouvernement, et les membres du Parlement. Membre de l’Union européenne depuis 1973, sa capitale est Copenhague et sa monnaie la couronne danoise.

Le ministères responsables de l’Education et de la Formation sont respectivement :

  • le ministère des Affaires sociales pour les crèches et jardin d’enfants ;
  • le ministère de l’Éducation pour l’enseignement primaire et secondaire, l’enseignement professionnel, la formation continue en dehors des parcours suivis au niveau master dans le système universitaire ;
  • le ministère des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation pour le réseau universitaire et les programmes de recherche ;
  • le ministère de la Culture pour les cursus d’enseignement artistiques et les écoles d’architectures.

Quelques données statistiques

Source : Eurostat


1. La formation initiale

Le système en deux mots :

La scolarisation est obligatoire de 6 à 16 ans.

Le Danemark possède un réseau d’écoles, les Folkeskole, qui accueille les élèves pendant toute la durée de leur scolarisation obligatoire. Elles couvrent donc l’enseignement primaire et le premier cycle de l’enseignement secondaire.

L’enseignement primaire et secondaire sont gratuits.

En 2008/2009, les écoles privées (payantes) fonctionnant sur le modèle des Folkesckole accueillaient 12,73 % des élèves danois.

Le système d’enseignement secondaire danois se caractérise par une différenciation des parcours qui intervient uniquement au niveau du second cycle de l’enseignement secondaire.

1.1 L’enseignement primaire et le premier cycle de l’enseignement secondaire (de 6 à 16 ans)

Du point de vue des programmes d’enseignement des Folkesckole, le ministère de l’Éducation définit des objectifs d’enseignement dans chaque matière. Les cursus d’enseignement suivis dans les Folkeskole sont organisés de façon continue entre enseignement primaire et premier cycle de l’enseignement secondaire, aucun examen ou orientation particulière ne vient ponctuer la progression des élèves pendant ces années. De plus, à part cas exceptionnels, le passage d’un élève vers le niveau supérieur se fait automatiquement.
Le seul examen obligatoire prend place au terme de la scolarité obligatoire et ses modalités de certification sont identiques sur l’ensemble du territoire.

1. 2 Le second cycle de l’enseignement secondaire (de 16 à 18-19 ans)
Au Danemark, le second cycle de l’enseignement supérieur se divise en une voie générale et une voie professionnelle.

La voie générale du second cycle de l’enseignement secondaire
La voie générale se divise en quatre parcours ayant tous pour objectif de préparer leurs élèves à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Ils se différencient par leurs orientations plus ou moins générale ou technique. Ces parcours sont nommées en référence au diplôme qu’ils permettent de préparer, en 2010, on comptait 118 666 élèves inscrits dans cette voie, soit 48,7 % du total d’inscrits dans le second cycle de l’enseignement secondaire. Les parcours sont les suivants :

  • l’examen du second cycle de l’enseignement secondaire au sein d’un Gymnasium (STX, en trois ans). Ce programme est focalisé sur un enseignement général (danois, langues étrangères, sciences naturelles, mathématiques, physique, sciences sociales) ;

Repère

La fin du Gymnasium est marquée par le passage du « Studentereksamen » qui pourrait être considéré comme l’équivalent d’un baccalauréat général en France.

  • l’examen supérieur préparatoire (Hf, en deux ans). Ce programme se différencie du Gymnasium en proposant à la fois des contenus de formation orientés vers la théorie et la pratique. Ce parcours se termine avec l’obtention du titre du « Hohere Forberedelseskasmen ». A eux deux , les parcours STX et Hf (les plus généraux) comptaient 69,9 % des élèves de la voie générale du second cycle de l’enseignement secondaire en 2010 ;
  • l’examen supérieur de commerce (HHX, en trois ans). La préparation à l’examen supérieur de commerce a une visée professionnelle affichée dans le champ du commerce et des affaires. L’examen final du parcours est nommé « Hojere Handelseksamen » ;
  • l’examen supérieur technique (HTX, en trois ans). La portée professionnelle de la préparation de cet examen se traduit dans l’organisation du parcours de la même manière que pour l’examen supérieur de Commerce, les matières enseignées sont cette fois-ci tournées vers les champs de la technologie et des sciences naturelles. L’examen final est appelé « Hojere Teknisk Eksamen ». Les cursus techniques, HHX et HTX, représentaient en 2010 30,1 % des élèves inscrits dans le second cycle de l’enseignement supérieur.

La voie de l’enseignement professionnel
Au Danemark, elle dure quatre ans environ et concernait en 2010 125 137 élèves soit 51,3 % du total des élèves inscrits dans le second cycle de l’enseignement secondaire. Les parcours d’enseignement et de formation professionnelle sont proposés dans des collèges professionnels (principalement de commerce et techniques).
Les programmes d’enseignement dans la voie professionnelle commencent par un cursus de formation de base, organisé uniquement en école. Ce cursus de base dure entre 20 et 60 semaine en dans les parcours techniques et deux ans dans les parcours commerciaux. Ensuite, les élèves entrent dans un système de formation alterné entre collège et formation pratique en entreprise ; cette partie de la formation dure en moyenne deux ans et est appelée parcours principal. Il existe douze types de cursus de base (tels que la construction et le bâtiment, les transports et la logistique ou encore le secteur commercial) menant à 110 parcours principaux.

1. 3 Le système d’enseignement supérieur

L’offre de formation dans l’enseignement supérieur se décline en trois niveaux qui se différencient selon la longueur du parcours, il est ainsi possible d’intégrer un cycle court, intermédiaire ou long . En 2009/2010, environ 45 % des étudiants d’une classe d’âge suivait une formation de niveau supérieur dans un de ces types de parcours et y réussissaient.

Relativement à ces différents types de formations, trois réseaux distincts d’établissements d’enseignement supérieur coexistent au Danemark : les académies professionnelles d’enseignement supérieur (au nombre de 10, cycles courts), les collèges universitaires (8, cycles intermédiaires) et les universités (8) offrant des cycles longs de formation. Les programmes de formation des académies professionnelles sont généralement développés sur deux ans et principalement dans les domaines commerciaux et techniques. Les programmes de durées intermédiaires proposés dans les collèges universitaires décernent des licences professionnelles préparées en trois ou quatre ans. Enfin, les universités proposent les trois niveaux de diplômes européens : licence, master, doctorat.

Au niveau du coût pur les étudiants, l’accès à l’offre publique de formation supérieure est gratuit.

2. La formation professionnelle continue

Dans le champ de la formation professionnelle continue, les partenaires sociaux jouent un rôle clé dans le développement du système de formation danois. Le cadre institutionnel dans lequel le système de formation professionnelle continue se déploie est le suivant : Un Conseil national de la formation des adultes ayant un rôle de conseil auprès du ministère de l’Éducation sur tous les sujets concernant la formation d’adultes ; onze Comités nationaux de formation continue, composés de représentants des partenaires sociaux, affiliés à des secteurs d’activités et responsables de la définition des compétences communes à développer dans les différentes formations ; ces mêmes comités sont déclinés à un niveau territorial plus fin où ils ont un rôle de conseil auprès des centres de formation et des collèges professionnels (cf. ci-dessous), concernant l’adaptation des formations aux besoins locaux du marché du travail.

En coopération avec les partenaires sociaux, au Danemark, l’État joue un rôle majeur dans l’organisation de la formation professionnelle continue notamment en étant le principal financeur de plus de 2500 programmes de formation professionnelle d’adultes organisés par un réseau de centres de formation et de collèges professionnels maillant le territoire danois. Ce type de programme de formation constitue la modalité de formation professionnelle continue la plus développée au Danemark. Les centres de formation (Arbejdsmarkedsuddannelsescentre-AMU) et collèges professionnels visent à adapter l’offre de formation aux conditions locales du marché du travail. Les programmes de formation développés dans ces organismes ciblent principalement des employés en poste bien que des personnes sans emploi puissent aussi y accéder. Ce sont principalement des programmes courts de formation allant d’une demi-journée à six jours mais d’une semaine en moyenne. Le ministère de l’Éducation est en charge de façon globale sur ces programmes notamment à travers leur reconnaissance, mais il implique largement les partenaires sociaux dans la définition de l’offre puisque ces derniers décident des buts, contenus, durées des programmes de formation AMU.

Malgré la prépondérance de ces programmes de formation financés par l’État, l’offre de formation professionnelle continue développée par des structures privées a augmenté depuis vingt ans et constitue une part significative. Ainsi, en 2008, le Danemark faisait état de 238 232 participants à des formations dispensées par des structures privées, ceci notamment dans le cadre de formations organisées par les entreprises en direction de leur employés. Parmi ceux-ci, une large part avaient suivi une formation organisée par des organismes de formation privés (104 000). Les partenaires sociaux étaient aussi fortement représentés avec des formations, destinées à leurs membres, qui comptaient 56 300 participants pour les organisations de salariés et 34 000 pour les organisations patronales.

Enfin, au Danemark, les personnes ont aussi la possibilité d’intégrer des cursus de formation d’adultes allant d’un niveau correspondant à un enseignement scolaire de base jusqu’aux formations universitaires. Ainsi, elles peuvent intégrer une centre d’éducation pour adultes qui sont des structures financées par l’Etat (Voksenundervisningscenter-Vuc) proposant de suivre des enseignements scolaires d’un niveau basique jusqu’au second cycle de l’enseignement secondaire. De façon alternative aux programmes de formation AMU, qui nécessitent des prérequis en termes d’expériences professionnelle et de formation, les programmes d’éducation pour adultes dits basiques (GVU, niveau de second cycle de l’enseignement secondaire) ne posent pas telles conditions préalables à l’entrée en formation. Ces programmes sont organisés dans les collèges professionnels et visent justement à donner la possibilité aux personnes d’acquérir les pré-requis à une qualification professionnelle complète. De plus, les diplômes universitaires au niveau bac +2 (programmes dits VVU), licence et master font l’objet de parcours spécifiques de formation continue pour permettre de les préparer.

2. 1 Le financement de la formation professionnelle continue

De façon globale, le financement de la formation continue au Danemark est régi par un principe fondateur qui institue le financement par l’État des collèges professionnels et centres de formation AMU, tandis que les entreprises prennent en charge le financement de la formation initiale en apprentissage et des frais liés à l’organisation des formations (et notamment des formations AMU).

Les activités de formation continue prise en charge par l’État sont financées grâce aux contributions des employeurs (arbejdsmarkedsbidrag) qui prennent la forme d’une taxe spécifique de 8 % prélevée pour toutes personnes en emploi. En plus de cela, les frais de formation payés par les participants constituent une autre source de recettes. Néanmoins, pour les employés ces frais peuvent faire l’objet d’un subventionnement par l’État, que les entreprises viennent souvent compléter.

En effet, les personnes en emploi peuvent bénéficier d’un soutien financier par les pouvoirs publics pour compenser la perte de revenus liés à l’entrée en formation, ceci par le biais d’une allocation correspondant au niveau maximum de l’allocation chômage. Cette indemnisation est percevable à la fois pour les personnes suivant une formation continue organisée à l’intérieur du système de formation initiale (de l’enseignement secondaire au niveau universitaire, allocation appelée SVU) ou relevant d’un parcours de formation professionnelle AMU (allocation dénommée, VEU). Pour certains bénéficiaires et notamment ceux bénéficiant d’une allocation VEU, les formations suivies deviennent totalement gratuites.

Les personnes sans emploi relèvent quant à elles du ministère de l’Emploi et du Service public pour l’emploi.

3. Bibliographie

  • Statistiques européennes sur l’éducation et la formation

Eurostat

Commission européenne

Base consultée en Mai 2012

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/education/introduction

  • Sur la formation initiale

Encyclopédie européenne sur les systèmes éducatifs nationaux, Eurypédia

EACEA – Education, Audiovisual and Culture Executive Agency

https://webgate.ec.europa.eu/fpfis/mwikis/eurydice/index.php/Topics

Site consulté le : 30 juillet 2012

  • Sur la formation professionnelle initiale et continue

Denmark. VET in Europe-Country Report 2011

Simon ROLLS, Pia CORT ; (University of Aarhus) ; ReferNet network

Thessaloniki : CEDEFOP, 68 p.

http://libserver.cedefop.europa.eu/vetelib/eu/pub/cedefop/vetreport/2010_CR_DK.pdf

VET in Europe-Country reports (Rapports nationaux sur la formation professionnelle en Europe)

CEDEFOP, European Centre for the Development of Vocational Training

http://www.cedefop.europa.eu/EN/Information-services/vet-in-europe-country-reports.aspx

« Regards sur....la formation professionnelle » : Danemark, Collection

Cedefop, 2012 ; 6 p.

http://www.cedefop.europa.eu/EN/Files/8041_fr.pdf

http://www.cedefop.europa.eu/EN/publications/19789.aspx

Mis en ligne le 11 juillet 2012

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